______________________________________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________________________________
Mon Oncle est le troisième long métrage de Jacques Tati (après Jour de fête, Les vacances de Mr. Hulot, avant Playtime et Trafic). Il l'a préparé en 5 ans (9ans pour Playtime).
Tati est le cinéaste de la lenteur, de l'approfondissement. Le spectateur amateur de Tati sait aussi qu'il doit prendre son temps : regarder, observer, revoir. Il nous donne à voir une société qui est bien la nôtre.
Dans Mon Oncle, la maison de Hulot est délibérément fausse. Au marché du vieux Saint-Maur, il ne manque pas un personnage (agent de police, boucher à la nuque rasée de frais, Français moyen et baguette de pain, facteur, concierge, marchand de laitues défraîchies... On joue au marché.
Mon Oncle énonce avec vigueur ce qui deviendra le thème central des films ultérieurs : L'opposition de deux mondes, l'ancien et le nouveau, le moderne fonctionnel et froid contre le désuet déglingué mais chaleureux. D'un côté le vieux quartier où tout le monde trouve son compte (y compris les chiens dans les poubelles cabossées) -- de l'autre, dans le quartier résidentiel ou dans l'usine moderne, des objets inutiles, des systèmes électroniques qui enferment les gens dans leur garage.
______________________________________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________________________________